Près de deux millions pour la visite du Roi Charles III :
Ottawa, le 28 janvier 2026 – Patrick Bonin, député fédéral de Repentigny, dénonce vivement l’obstination du gouvernement fédéral à financer une institution monarchique alors que les finances publiques du Canada s’enfoncent dans le rouge.
« La monarchie n’est pas juste une question de symbole, c’est une saisie réelle et injustifiée dans le portefeuille des Québécoises et des Québécois », déclare Patrick Bonin. « Pendant que les libéraux accumulent des déficits records qui hypothèquent les générations futures, on continue de signer des chèques en blanc pour maintenir le train de vie d’une institution étrangère sans aucune légitimité démocratique. Chaque dollar versé à la Couronne est un dollar qui manque dans nos services publics. »
Un gouffre financier documenté
Les coûts liés à la monarchie et à ses représentants locaux ne cessent de croître, comme en témoignent les données les plus récentes :
- Rémunération au sommet : Le salaire de la gouverneure générale atteindra 378 000 $ en 2025, pour grimper à 393 800 $ en 2026. À cela s’ajoutent des comptes de dépenses souvent opaques.
- Le Bureau de la Gouverneure générale : Le budget de fonctionnement pour 2024-2025 s’élève à 39,3 millions $, une hausse marquée par rapport aux années précédentes.
- Le « club des ex » : Les anciens gouverneurs généraux bénéficient d’une pension à vie d’environ 150 000 $ par an, en plus d’un compte de dépenses discrétionnaires pouvant aller jusqu’à 206 000 $ annuellement, même après avoir quitté leurs fonctions.
- Visites royales : Les frais de sécurité et de logistique pour les brèves visites de la famille royale se chiffrent systématiquement en millions de dollars (près de 2 millions $ pour la visite de 24 heures du Roi Charles III).
Des déficits qui hypothèquent l’avenir
Patrick Bonin souligne l’hypocrisie du gouvernement qui dit vouloir bâtir un Canada fort tout en gérant les fonds publics avec légèreté:
- Déficit projeté : Le déficit fédéral pour l’exercice 2025-2026 est estimé à 78 milliards $ (selon le dernier budget), bien que des analystes prévoient des dépassements portant le risque à des sommets historiques.
- Hausse alarmante : Pour les huit premiers mois de l’exercice actuel, le déficit a déjà bondi de manière significative par rapport à l’an dernier, limitant la marge de manœuvre de l’État pour le logement et la santé.
« Il faut rompre définitivement les liens avec la monarchie. Dans un contexte d’inflation et de crise du logement, maintenir des lieutenants-gouverneurs et une gouverneure générale à grands frais est une insulte à la rigueur budgétaire demandée aux citoyens », conclut M. Bonin.






