Ottawa encore pris en défaut : des aînés pénalisés par un fiasco informatique

Ottawa, le 29 janvier 2026 Le député de Repentigny, Patrick Bonin, dénonce vivement les ratés concernant le versement de la pension de la Sécurité de la vieillesse qui seraient liés à l’implémentation d’un nouveau logiciel. La députée bloquiste somme les libéraux de prendre ce problème au sérieux et à le régler promptement.

« Un autre fiasco informatique au gouvernement, c’est déjà de trop. Mais lorsque cette situation frappe des personnes déjà plus vulnérables sur le plan financier — comme les aînés — qui dépendent directement de leur pension, c’est inacceptable. C’est d’autant plus scandaleux que le gouvernement aurait été avisé en juin dernier par des fonctionnaires que divers problèmes affectaient son nouveau logiciel Curàm. Les mois ont passé et le gouvernement libéral n’a toujours pas remédié à ces lacunes et ce sont les aînés qui en paient le prix », s’indigne le député de Repentigny.

« Que des aînés soient forcés d’attendre jusqu’à neuf mois avant de pouvoir toucher leur chèque de sécurité de la vieillesse, c’est inadmissible. D’autres défaillances du système ont également été signalées par des personnes qui avaient pourtant choisi de reporter leur admissibilité à la pension. Ottawa n’en a pas tenu compte. Même constat pour celles et ceux qui ont retourné les chèques reçus par erreur. Ces versements indus ont artificiellement gonflé leurs revenus annuels, entraînant des pénalités injustes et risquant même de réduire leurs prestations futures. Il s’agit d’un problème sérieux qui exige une prise en charge rapide et immédiate », insiste M. Bonin.

Le logiciel Cùram, mis en place en 2025, devait coûter à l’origine 1,1 milliard de dollars. Selon les dernières données, ces coûts seraient maintenant de l’ordre de 6,6 milliards de dollars.

« Pendant que des retraités appellent Service Canada à chaque jour pour ce problème, le leader parlementaire du gouvernement se contente de leur répondre que des erreurs informatiques, ça arrive. Pour plusieurs, cette pension est vitale et Ottawa ne peut simplement rester les bras croisés. Je joins ma voix à celles de toutes les personnes lésées par ce système pour enjoindre Ottawa à régler ça rapidement », conclut Patrick Bonin.

Commencer à taper et appuyer sur la touche - Entrée -