Crise tarifaire: Le Bloc veut un vrai plan d’aide pour nos PME

Ottawa, le 5 mai 2026 – Le député de Repentigny, Patrick Bonin, demande au gouvernement fédéral de déployer rapidement des mesures concrètes pour soutenir les entreprises québécoises frappées par le nouveau mode de calcul des tarifs américains sur l’acier, l’aluminium et le cuivre. Selon lui, l’impact est déjà majeur et risque de s’aggraver dans les prochains mois.

« Le nouveau mode de calcul des tarifs frappe de plein fouet notre économie. Aujourd’hui, c’est environ le quart de nos exportations vers les États-Unis qui est touché par des tarifs de 25 %. Et ce n’est que le début : les entreprises livrent encore des commandes conclues il y a plusieurs mois, mais on sait déjà que les nouvelles commandes vont diminuer. Les fermetures vont se multiplier si rien n’est fait, et ce sont des milliers d’emplois qui sont en jeu », a affirmé Patrick Bonin.

Le député rappelle que le Québec compte près de 441 000 travailleurs dans le secteur manufacturier, un pilier économique essentiel pour plusieurs régions : « Derrière ces chiffres, il y a des familles, des PME, des communautés entières qui dépendent de ce secteur. Quand le manufacturier est fragilisé, c’est tout notre tissu économique qui est ébranlé », a-t-il ajouté.

Face à cette situation, le gouvernement fédéral a récemment annoncé certaines mesures. Or, pour le Bloc Québécois, celles-ci sont largement insuffisantes pour répondre à l’ampleur de la crise.

« Offrir des prêts, ce n’est pas une solution pour les entreprises les plus fragiles. Ce sont souvent les PME les plus innovantes et les plus prometteuses qui n’ont pas la capacité d’absorber davantage d’endettement. Reporter le problème, ce n’est pas le régler. Ce qu’il faut, c’est un soutien direct, maintenant », a soutenu le député.

Le Bloc Québécois avait pourtant proposé plusieurs mesures ciblées pour limiter les impacts de la crise, notamment une subvention salariale afin de préserver le lien d’emploi avec les travailleurs, ainsi que l’imposition de tarifs de sauvegarde pour éviter que certains pays contournent les règles commerciales en utilisant le Canada comme point de transit.

« Les solutions existent. Nous avons mis sur la table des mesures concrètes pour protéger nos emplois, soutenir nos entreprises et éviter que notre marché soit contourné. Nous sommes prêts à travailler de façon constructive avec le gouvernement, mais il faut cesser de tergiverser », a insisté M. Bonin.

Dans ce contexte, le député appelle Ottawa à revoir rapidement sa stratégie afin de répondre adéquatement à la crise et de protéger le secteur manufacturier québécois.

« Il faut un vrai plan. Un plan qui reconnaît l’urgence de la situation, qui tient compte de la réalité des PME et qui protège le gagne-pain de notre monde. Le temps des demi-mesures est terminé. Il faut agir maintenant », a conclu Patrick Bonin.

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