Ottawa, le 5 mai 2025 –– Le député fédéral de Repentigny et porte-parole du Bloc Québécois en matière d’Environnement et de changements climatiques, Patrick Bonin, a récemment été nommé vice-président du Comité mixte spécial sur l’exercice des attributions en vertu de la Loi visant à bâtir le Canada. Ce rôle lui permettra de veiller à la transparence des décisions gouvernementales et de défendre les intérêts du Québec dans l’analyse des grands projets.
Seule ombre au tableau : la volonté des libéraux de prendre le contrôle des comités parlementaires. « Après avoir promis de collaborer et de solliciter les points de vue de l’opposition, leur premier geste en situation majoritaire a été de déposer une motion qui ne reflète pas la composition réelle de la Chambre. Cette proposition leur accorde un siège supplémentaire par rapport à leur poids parlementaire et rompt avec la tradition de consensus qui encadre habituellement la formation des comités », déplore M. Bonin.
Malgré ce contexte, le porte-parole entend jouer pleinement son rôle en exigeant des comptes et en forçant le gouvernement à plus de transparence, tant les ministres que les hauts dirigeants responsables des grands projets.
« D’entrée de jeu, j’ai demandé à Dawn Farrell, l’ancienne dirigeante de Trans Mountain — un projet dont les coûts ont explosé à plus de 34 milliards de dollars et qui est aujourd’hui à la tête du Bureau des grands projets, de faire toute la lumière sur le fonctionnement interne de cette structure. Je l’ai questionnée sur les mécanismes de financement, les ressources humaines et les pratiques de transparence entourant les décisions du Bureau. Or, les réponses sont demeurées incomplètes. »
« Quand on parle de grands projets, on ne peut pas se contenter de réponses floues. J’ai donc demandé clairement au ministre du Commerce intérieur, Dominic LeBlanc, s’il s’engageait à ne pas imposer un projet – comme un pipeline – au Québec contre son gré. Malgré mes nombreuses demandes, il a refusé de confirmer qu’il respecterait la volonté des Québécoises et des Québécois du Québec. Je lui ai aussi demandé si les impacts sur les gaz à effet de serre étaient réellement évalués dans l’étude des projets. Après plusieurs relances, il n’a jamais été en mesure de confirmer si ces critères étaient pris en compte pour les 15 projets actuellement sur la table. Nous savons déjà que le gouvernement n’atteindra pas ses cibles, mais nous constatons maintenant qu’il ne se donne même pas les moyens de les respecter », s’indigne M. Bonin.
« Les Québécois ont droit à des réponses claires. Quand il est question de milliards de dollars et de projets aux impacts majeurs sur l’environnement, l’économie et nos communautés, le gouvernement ne peut pas se contenter de demi-réponses ou de zones grises », conclut-il.
Le député de Repentigny entend poursuivre ce travail avec rigueur au sein du comité afin d’assurer une véritable reddition de comptes et de défendre une approche cohérente avec les engagements climatiques et les intérêts du Québec.






