Ottawa, le 28 avril 2026 – Le député fédéral de Repentigny, Patrick Bonin, a déploré une mise à jour économique qui ne répond pas à la crise tarifaire, la hausse du coût de la vie et les changements climatiques. De plus, le gouvernement Carney, maintenant majoritaire, a choisi d’ignorer chacune des 11 demandes du Bloc Québécois qui auraient bénéficié aux Québécoises et au Québécois.
« Cette mise à jour économique aurait dû répondre à la nouvelle méthode de calcul des tarifs américains. Elle aurait dû mieux soutenir les Québécois, notamment face au coût de la vie. Elle aurait dû marquer un retour à la réalité des libéraux face aux changements climatiques, qui existent toujours. Hormis une baisse du déficit pour l’année dernière, les perspectives financières demeurent les mêmes. Les maigres mesures législatives présentées ne concernent que des annonces du budget de l’automne dernier. En résumé, Mark Carney n’a rien de neuf à offrir aux Québécois », a déploré Patrick Bonin.
Quelle crise tarifaire?
L’énoncé économique 2026 ne tient pas compte de la révision du mode de calcul des tarifs par Washington, qui impose maintenant des droits de douane de 25 % sur la valeur totale des produits contenant de l’acier ou de l’aluminium. Le premier ministre Mark Carney s’était pourtant engagé à venir en aide aux entreprises face à ce nouvel assaut économique de Washington.
« Le Bloc Québécois demandait des mesures d’aide, à commencer par une subvention salariale pour éviter une éventuelle vague de mises à pied. Ottawa n’en a même pas tenu compte. Nous demandions également de l’aide financière pour l’industrie forestière pour contrer les droits compensateurs et antidumping, mais cette demande a également été ignorée. Nous réclamions la relance du chantier visant à réformer l’assurance-emploi, mais c’est une fin de non-recevoir. Quant aux médias, mis à mal par les géants américains du numérique, le gouvernement Carney se contente d’offrir une éventuelle consultation sur la possibilité d’élargir le crédit d’impôt pour la main-d’œuvre journalistique. Ottawa rate complètement la cible », a dénoncé le député de Repentigny.
Soutenir les Québécois
« Nous exigions une bonification des pensions de vieillesse des 65 à 74 ans pour tenir compte du coût de la vie en hausse. Nous demandions également que le fédéral s’engage à long terme à maintenir intégralement son financement de la santé plutôt que couper sa participation dès 2028-2029. Nous demandions que les Québécois soient remboursés — d’une part pour leur accueil généreux des demandeurs d’asile, et d’autre part pour les 814 millions de dollars versé exclusivement au reste du Canada en « fausses remises carbone » lors de la dernière campagne électorale.», a démontré M. Bonin.
Les énergies fossiles avant tout
Patrick Bonin qui est également porte-parole en matière d’Environnement et changements climatiques affirme que le gouvernement Carney continue de fuir ses responsabilités en matière d’environnement.
« Le Bloc Québécois exigeait la fin des subventions aux énergies fossiles, au moment même où les pétrolières et gazières font des profits records à cause de la guerre en Iran. Non seulement le gouvernement n’en annule aucune, mais il prolonge les crédits d’impôt d’une valeur totale de 14,5 milliards pour le captage de carbone et il les élargit pour couvrir la récupération assistée du pétrole, ce qui permettra d’extraire plus de pétrole bitumineux », explique l’élu bloquiste.
Il ajoute : « Il met en œuvre une nouvelle subvention de 640 millions pour les installations de gaz naturel liquéfié. Sans compter les 25 milliards de fonds publics dans ce que les libéraux appellent leur fonds « souverain », qui permettra de financer des projets pétroliers et gaziers, dont le contrôle risque d’être entre les mains du premier ministre, mais dont les détails demeurent toujours inconnus. En plus, Ottawa maintient également sa coupe de cinq milliards de dollars dans le financement du transport collectif. Les libéraux continuent leur course folle vers le mur en matière de changements climatiques. »
« Ce premier exercice financier de Mark Carney en tant que premier ministre majoritaire n’annonce rien de bon pour la suite. Il trouve le moyen de ne pas tenir compte des crises actuelles, notamment la crise tarifaire aggravée par le nouveau calcul des droits de douane par les Américains en vertu duquel près de 60 % des exportations du Québec vers les États-Unis sont maintenant affectées. Il ne tient pas non plus compte des propositions pertinentes de l’opposition. Le Bloc Québécois devra continuer de porter avec encore plus d’insistance les demandes et les aspirations de la nation québécoise », a conclu Patrick Bonin.






