Une occasion manquée de défendre nos médias face à Trump

Repentigny, le 26 mars 2025 – Patrick Bonin, déplore le choix du chef du Parti libéral du Canada, Mark Carney qui refuse de participer au débat Face-à-Face sur les ondes de TVA. Selon M. Bonin, il s’agit d’une occasion manquée de de soutenir la culture et l’information au Québec au moment où Donald Trump s’attaque à la capacité même du Canada à protéger ses médias face à l’hégémonie des géants américains.

« En ce moment, Donald Trump tente d’empêcher le Canada de forcer les géants du Web à payer des taxes après que ces derniers se soient enrichis avec les contenus de nos médias et créateurs locaux. Je crois fermement que M. Carney et M. Poilievre doivent tous les deux s’engager à protéger l’exception culturelle dans le commerce avec les États-Unis et à maintenir la taxe sur les services numériques pour que les oligarques du Web, proches de Donald Trump, paient leur juste part chez nous. Le Bloc Québécois croit qu’il est important de mettre en place un fonds réservé au milieu de la culture et de l’information, qui serait géré par celui-ci, à partir du montant récolté » a déclaré M. Bonin.

Parmi toute sa série de menaces économiques, Donald Trump compte imposer des tarifs supplémentaires aux pays qui imposent aux géants du numérique une taxe sur les services numériques, dont le Canada. Dans le cas présent, il s’agit d’une taxe de 3 % sur les revenus des entreprises numériques comme Google, Apple, Meta, Amazon, Microsoft et autres, qui profitent directement du contenu local, des données des utilisateurs, de la publicité qui y est liée et d’autres revenus similaires.

Le directeur parlementaire du budget a estimé que le Canada pouvait envisager d’aller chercher 7,2 G$ sur cinq ans avec cette mesure. Un premier paiement de la part des entreprises ciblées est attendu d’ici le 30 juin prochain.

« Il en va de l’avenir des médias québécois et de la création de chez nous. Il s’agit aussi d’une question fondamentale de souveraineté. M. Carney et M. Poilievre doivent décider s’ils acceptent que les plus grandes fortunes de la planète continuent de s’enrichir au Québec et au Canada, à même nos contenus créatifs, sans contribuer un traître sou au trésor public. Le Bloc Québécois choisit le Québec. Voyons voir ce que choisiront les autres chefs », a conclu M. Bonin.

 

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