Montréal, le 27 mars 2025 – En marge d’une convention internationale du secteur aérospatial, Patrick Bonin a rejoint Yves-François Blanchet, chef du Bloc Québécois. Ensemble, ils s’engagent à défendre sans compromis l’industrie québécoise à Ottawa, à Washington et ailleurs. Leur objectif est de maximiser son potentiel face à l’incertitude économique créée par Donald Trump.
« En tant que premier secteur d’exportation du Québec – rien de moins! – l’aérospatiale fait face au défi des tarifs de Donald Trump. Le Bloc Québécois travaillera en symbiose avec notre industrie et ses 60 000 travailleurs. D’abord, nous exigerons que le Canada cesse de plomber lui-même notre fleuron québécois avec des politiques mal ficelées qui écrasent le marché intérieur. Ensuite, nous nous assurerons que les réinvestissements en défense promis durant cette campagne par les grands partis soient accompagnés d’une politique de retombées économiques pour l’aérospatiale du Québec, et ce, avant la fin de la prochaine législature », a souligné Yves-François Blanchet.
« Le Bloc Québécois proposera de modifier la taxe de luxe fédérale pour qu’elle cesse de pénaliser la vente d’aéronefs nécessaires aux entreprises dans le cadre de leurs activités. Nous profiterons également des engagements des principaux partis à réinvestir en défense à hauteur d’un minimum de 2% du PIB avant la fin de la prochaine législature. Cela répond aux défis de l’OTAN, mais doit être accompagné d’une exigence de contenu canadien inspirée du Buy American Act. Le Bloc exigera aussi que le Québec obtienne une part des contrats proportionnelle à son poids dans l’industrie aérospatiale au Canada, et que le processus d’approvisionnement soit accéléré. Le Québec représente 53% des ventes, 49% des emplois et 75% de la recherche et développement dans ce secteur », a ajouté Patrick Bonin.
Il a également rappelé que: « Le Bloc Québécois continuera de militer pour qu’Ottawa se dote enfin d’une politique nationale de l’aérospatiale. Jusqu’au mois de mars 2025, aucun tarif ne s’appliquait au secteur aérospatial, pourtant extrêmement intégré à celui des États-Unis. »
« Partout au monde, l’aérospatiale est traitée comme l’un des grands secteurs d’avenir, sauf au Canada. Le Québec s’est taillé, à force d’ingéniosité, le 3e pôle industriel de la planète et pourtant le Canada reste le seul pays sérieux à ne pas avoir de politique globale de l’aérospatiale. Jamais une telle situation ne serait tolérée pour n’importe quel fleuron canadien n’étant pas essentiellement basé au Québec. Le Bloc Québécois exige une politique à long terme avec du financement prévisible, un partenariat efficace avec Québec, des liquidités et des programmes de partage de risques. Le Bloc Québécois choisit l’aérospatiale du Québec et le prochain gouvernement devra lui aussi faire le bon choix. La planète reconnaît davantage l’expertise du Québec que le Canada. Il faut corriger cette humiliation. », a conclu Patrick Bonin.






