Ottawa, le 9 novembre 2025 – Le député bloquiste de Repentigny et porte-parole en matière d’Environnement et changements climatiques, Patrick Bonin, se rend à Belém, au Brésil, pour participer à la 30e Conférence des Nations unies sur le climat (COP30), qui marque les dix ans de l’Accord de Paris. Il entend y porter la voix du Québec et rappeler l’urgence d’une action climatique ambitieuse — au moment même où le gouvernement Carney présente ce qu’il décrit comme le pire budget climatique depuis 10 ans, soit depuis l’ère Harper.
Un budget qui tourne le dos à l’urgence climatique
Le député de Repentigny a vertement fustigé l’absence quasi totale de mesures de lutte contre les changements climatiques dans le budget déposé par le gouvernement Carney, tout en soulignant l’augmentation et la prolongation des crédits d’impôt accordés aux pétrolières.
« Les industries des énergies fossiles pourront continuer d’engranger encore plus d’aide publique pour la captation de carbone et d’autres crédits d’impôt jusqu’en 2040. Tout cela après avoir coupé dans la tarification du carbone des consommateurs, dans le soutien à l’achat de véhicules zéro émission, dans la stratégie de plantation de deux milliards d’arbres, en abandonnant le plafond d’émissions pour le secteur pétrolier et gazier et plusieurs autres mesures climatiques qu’il a abandonnées. Mark Carney avait promis de la compétitivité climatique; il s’agit plutôt d’une capitulation climatique », a dénoncé Patrick Bonin.
Selon lui, le Canada se comporte désormais comme un « leader climatique négatif », alors même que la COP30 doit servir à hausser l’ambition mondiale en vue de 2035.
Porter la voix du Québec et de la vérité climatique à Belém
« Je vais à la COP30 pour porter la voix du Québec, celle des citoyennes et des citoyens qui veulent plus d’action et moins de discours creux. Il est important de donner l’heure juste : le Canada est rendu un mauvais élève, même un leader négatif au niveau climatique. Il recule en matière de protection du climat et des populations alors que l’intensification des événements climatiques extrêmes, feux de forêt, canicules, sécheresses et inondations nous rappelle durement que tous les pays doivent en faire plus et non pas moins comme le fait actuellement Mark Carney. »
Le député ajoute qu’il souhaite toutefois demeurer ouvert à la collaboration, malgré les désaccords profonds sur l’orientation du budget fédéral : « Je veux donner la chance au coureur, mais il faut qu’ils commencent par cesser de reculer et montrent une volonté d’être plus ambitieux et d’écouter les exigences de la science. Pour l’enjeu climatique, on doit s’élever au-dessus de la partisanerie. Je suis prêt à travailler avec la ministre de l’Environnement Julie Dabrusin et avec Steven Guilbeault, si cela peut faire avancer les choses, mais je resterai critique du bilan des libéraux qui font preuve d’irresponsabilité climatique. »
Une COP décisive pour l’avenir
La COP 30, tenue aux portes de l’Amazonie, coïncide avec le dixième anniversaire de l’Accord de Paris. Les pays doivent y présenter de nouvelles politiques climatiques pour rehausser l’ambition climatique et sa mise en œuvre 2035, dans le but de maintenir le réchauffement mondial le plus près de 1,5°C et nettement sous les 2 °C tel que le prévoit les engagements des pays pris dans le cadre de l’Accord de Paris.
« Les pays ne doivent pas réduire leur ambition. Les mécanismes de l’Accord de Paris visent à augmenter l’ambition. Or, le Canada fait exactement le contraire. Il est urgent de recentrer la politique climatique sur la science, la cohérence et la responsabilité intergénérationnelle », ajoute Patrick Bonin.
Le député de Repentigny rappelle que le Québec se distingue par ses choix énergétiques et ses avancées en matière d’électrification et de mobilisation de la société civile, mais qu’il souffre d’un cadre fédéral incohérent et rétrograde: « Le Québec démontre qu’il est possible d’allier prospérité et transition énergétique grâce à son énergie renouvelable. Il a le pouvoir d’être un leader sur la scène mondiale. Ottawa devrait l’aider et s’en inspirer plutôt que de la ralentir et d’abandonner ses propres cibles pour plaire aux pétrolières. »
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