Ottawa, le 18 novembre 2025 — Le député de Repentigny et porte-parole du Bloc Québécois en matière d’environnement, Patrick Bonin, dénonce le rejet, par les libéraux et les conservateurs, de la motion visant à suspendre les travaux liés au projet d’aménagements compensatoires de l’Administration portuaire de Montréal (APM) à Contrecœur le temps qu’une consultation publique soit adéquatement menée. Cette décision ouvre la voie à un projet qui détruira une partie de l’habitat essentiel du Chevalier cuivré, une espèce en voie de disparition que l’on ne retrouve nulle part ailleurs dans le monde.
De passage au Comité permanent de l’environnement et développement durable de la Chambre des Communes, plus tôt aujourd’hui, l’APM a admis que sa consultation publique sur ce projet n’avait reçu aucun commentaire, entre autres, parce que personne n’a été informé de sa tenue, malgré l’intérêt exprimé par plusieurs personnes, groupes et scientifiques. Questionnée pour savoir si elle jugeait la consultation qui a eu lieu comme étant adéquate, APM a refusé de répondre et a refusé de recommencer l’exercice de consultation, invoquant des coûts et des délais plutôt que la transparence et l’application du principe de précaution pour la protection du poisson en voie de disparition.
« Des informations obtenues récemment révèlent que le projet de compensation du Port de Montréal entraînera la destruction d’herbiers aquatiques qui font partie de l’habitat essentiel du Chevalier cuivré. L’APM prévoit construire plus de 600 mètres de digues et de brise-lames dans le fleuve, en plus de déposer des matériaux granulaires sur plus de 1500 m² situés dans l’habitat essentiel. Autrement dit, les mesures dites compensatoires commenceront par détruire des habitats existants. Tout cela est particulièrement inquiétant considérant que l’APM a confirmé qu’elle a débuté ses travaux dans l’habitat essentiel du Chevalier cuivré, et ce, malgré l’absence de consultation adéquate, sans que des experts indépendants n’aient pu se prononcer sur les s conséquences potentielles des travaux », dénonce Patrick Bonin.
« Ottawa autorise la destruction d’habitats essentiels sans preuve que les alternatives aient été évaluées ou que les mesures de compensations fonctionneront, le tout sans consultation adéquate et sans transparence. Les libéraux et les conservateurs refusent encore une fois de protéger la biodiversité québécoise. Ils cautionnent un projet où les citoyens et les groupes ont été tenus dans l’ignorance, où les données essentielles n’ont pas été rendues publiques et où une espèce en voie de disparition risque d’être impactée au nom d’un mégaprojet. », poursuit le député de Repentigny.
L’élu du Bloc Québécois réitère qu’il poursuivra ses efforts afin d’obtenir la pleine divulgation des documents d’autorisation, une consultation publique, des analyses environnementales et des études d’impact. Le parti continuera également de réclamer une consultation digne de ce nom et un respect strict des lois, dont la Loi sur les espèces en péril.
« Le Chevalier cuivré n’existe nulle part ailleurs sur Terre. Sa protection devrait aller de soi. Mais tant qu’Ottawa refusera de prendre ses responsabilités, nous continuerons le travail pour que la vérité soit faite et que la biodiversité du Québec soit réellement défendue », de conclure Patrick Bonin.






