Oxfam Québec et la justice environnementale

Aujourd’hui, Monique Pauzé et moi avons eu le privilège d’échanger avec l’équipe d’Oxfam Québec sur un enjeu majeur : la justice environnementale. Ce principe fondamental reconnaît que la crise écologique ne touche pas tout le monde de la même manière et que les populations les plus vulnérables en subissent souvent les pires conséquences. Il s’agit donc de garantir un accès équitable aux ressources naturelles, de lutter contre les inégalités environnementales et sociales, et de donner une voix aux communautés marginalisées dans les décisions qui affectent leur avenir. La lutte contre la crise climatique ne peut être dissociée de la lutte contre les inégalités en général et de la nécessité d’une meilleure répartition de la richesse.

À cet effet, les pays les plus touchés par les catastrophes naturelles sont souvent ceux qui ont le moins contribué à la pollution historique. Par exemple, l’Afrique ne représente que 3 % des émissions mondiales de CO₂, et pourtant, elle subit de plein fouet les effets du changement climatique : sécheresses, inondations, cyclones… À cela s’ajoutent des enjeux environnementaux et sanitaires majeurs, comme la contamination de certaines zones au Mali et au Niger due aux extractions massives d’uranium dans des conditions dangereuses. La déforestation, elle aussi, continue de ravager les écosystèmes. À long terme, ces déséquilibres risquent d’aggraver les crises globales et d’avoir un impact sur l’humanité tout entière.

Les grandes puissances économiques portent une responsabilité historique. Entre 1850 et 2021, les États-Unis ont contribué à environ 17 % du réchauffement climatique, tandis que l’Inde, avec une population bien plus importante, n’a contribué qu’à hauteur de 5 %. De manière plus large, les pays du G20 sont responsables de près des trois quarts du réchauffement climatique actuel. Ces chiffres illustrent l’urgence d’agir pour un modèle plus juste, où ceux qui polluent le plus prennent leurs responsabilités.

Nos échanges ont également permis de mettre en lumière ce que peut et doit faire le Canada pour qu’il assume sa juste part des efforts mondiaux de réduction des émissions de gaz à effet de serre, fasse payer les grands pollueurs comme les pétrolières et aide financièrement les pays les plus vulnérables pour qu’ils puissent lutter contre la crise climatique, s’adapter aux impacts des évènements climatiques extrêmes et être compensés pour les pertes et dommages qu’ils subissent en raison du réchauffement planétaire dont ils ne sont pas les principaux responsables.

Un immense merci à Oxfam Québec pour leur engagement indéfectible envers un monde plus équitable et durable. Ensemble, mobilisons-nous pour faire de la justice environnementale une réalité ! 🌍✨

 

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