Ottawa capitule à nouveau devant les géants du web

Rdevances des géants du web

Ottawa, le 4 juin 2026 Le député fédéral de Repentigny, Patrick Bonin, dénonce le fait qu’à peine les négociations commerciales avec les États-Unis amorcées, le gouvernement libéral ait déjà choisi de reculer en sacrifiant une fois de plus la culture et les médias québécois. Cette décision pourrait priver le Québec et le Canada de milliards de dollars en redevances qui auraient dû être versées par les géants du web tels que Netflix, Disney+, Prime Video et les autres plateformes étrangères qui profitent de notre marché sans contribuer équitablement à son développement.

Le gouvernement libéral a en effet demandé au Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) de revoir sa décision imposant une contribution de 15 % aux grandes plateformes de diffusion en ligne. Il renonce ainsi à des revenus considérables qui auraient pu être réinvestis dans la création, la production et la diffusion de contenus québécois et canadiens.

« Après avoir privé le milieu culturel de 1,4 milliard de dollars l’an dernier en abandonnant la taxe sur les services numériques, les libéraux capitulent encore une fois devant les intérêts américains. Ils renoncent à des milliards qui auraient pu soutenir nos créateurs, nos artistes et nos médias, alors que plusieurs d’entre eux traversent une crise sans précédent. Pendant ce temps, les revenus publicitaires continuent de migrer vers ces mêmes géants du numérique », déplore Patrick Bonin.

« Le gouvernement tente maintenant de faire croire qu’il compensera ces pertes avec 600 millions de dollars provenant directement des contribuables. On est loin du compte. Et l’argument voulant que les plateformes augmenteraient leurs tarifs ne tient pas la route : en Europe, où des mécanismes similaires existent, les hausses annoncées ne se sont tout simplement pas matérialisées. Les citoyens peuvent choisir de s’abonner ou non à Netflix. Ils n’ont toutefois aucun choix lorsqu’il s’agit de payer leurs impôts. Les libéraux demandent donc aux contribuables de payer la facture à la place des multinationales américaines », ajoute-t-il.

« Pour un premier ministre qui prétendait être un négociateur hors pair, commencer une négociation en offrant des concessions avant même d’avoir obtenu quoi que ce soit en retour est pour le moins surprenant. Une fois de plus, ce sont les arts, la culture, les médias régionaux et les médias francophones qui servent de monnaie d’échange. Avec les libéraux, ce n’est pas seulement un secteur économique qui est sacrifié : c’est notre culture, notre identité et notre capacité de raconter nos propres histoires qui se retrouvent sur la table des négociations », conclut Patrick Bonin.

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