Mascouche : le Bloc Québécois dénonce l’inaction d’Ottawa dans le dossier des polluants éternels

Mascouche, le 30 octobre 2025 – Depuis mars dernier, le Bloc Québécois par l’entremise de plusieurs de ses députés dont Luc Thériault, député de Montcalm et porte-parole Santé, interpelle la Défense nationale et Santé Canada au sujet de l’enfouissement de terres contaminées aux PFAS provenant de la base militaire de Bagotville dans un centre de traitement et d’enfouissement de sols contaminés situé à Mascouche. Élu en avril dernier, Patrick Bonin, député de Repentigny et porte-parole en matière d’Environnement, s’est joint à cette croisade pour protéger les Québécois contre les dérives environnementales du gouvernement fédéral.

Le Bloc exige un moratoire immédiat

Les députés Luc Thériault et Patrick Bonin appuient la Ville de Mascouche et demandent qu’un moratoire soit imposé immédiatement sur l’enfouissement des terres contaminées aux PFAS, en l’absence d’un cadre réglementaire clair.

« On se croirait dans la maison des fous! Plus ça change, plus c’est pareil! Le gouvernement fédéral n’a pas bougé depuis des mois et n’a même pas eu la décence de nous répondre! Ottawa et la Défense nationale n’en ont rien à faire de la santé de notre monde! Dans un dossier aussi délicat, le moins qu’ils auraient pu faire pour se rattraper c’est être transparent, mettre sur pied le moratoire ou mettre l’obligation d’un traitement thermique avant l’enfouissement », s’emporte Luc Thériault.

Des risques environnementaux concrets

Les PFAS (substances perfluoroalkylées et polyfluoroalkylées) sont des composés chimiques extrêmement persistants utilisés notamment dans les mousses anti-incendie. Surnommés les polluants éternels, ils s’accumulent dans les sols, les eaux souterraines, les rivières et la faune. Ils peuvent perturber le système hormonal et accroître les risques de certains cancers selon plusieurs études internationales.

« Ce dossier dépasse Mascouche : il illustre l’incapacité du fédéral à gérer les substances émergentes les plus toxiques de notre époque », déplore Patrick Bonin.

« Ces contaminants ne disparaissent pas. Ils circulent dans les nappes phréatiques, se déplacent vers nos rivières, et peuvent atteindre le fleuve Saint-Laurent. Quand on enfouit des PFAS, on ne règle rien — on reporte la contamination sur les générations futures. Ottawa doit cesser de traiter la terre du Québec comme un dépotoir fédéral. Le Québec, par sa géographie et la vulnérabilité de ses bassins versants, devrait au contraire devenir un modèle de précaution et de transparence. Le temps des excuses est fini : il faut des solutions concrètes, fondées sur la science et la santé publique », ajoute le porte-parole du Bloc Québécois en matière d’Environnement et Changements climatiques.

Des normes fédérales inacceptables

Le porte-parole du Bloc en matière de Santé, Luc Thériault, rappelle pour sa part qu’il attend toujours une réponse de Santé Canada, qu’il avait interpellé en mars dernier au sujet de la norme sur les PFAS dans l’eau potable.

« Pourquoi le Canada fixe-t-il la norme à 30 nanogrammes de PFAS par litre d’eau potable alors qu’aux États-Unis la norme varie de 4 à 10ng/L d’eau. Santé Canada se vante d’être à l’avant-garde, mais sa norme est beaucoup plus permissive qu’aux États-Unis et en plus, elle est non légalement contraignante », déplore M.Thériault.

« La santé des Québécois est aussi importante que celle des Ontariens! Pourquoi dans l’appel d’offres de la base militaire de Borden, la Défense nationale avait-elle exigé que les PFAS soient éliminés définitivement par traitement thermique, mais qu’elle ne le fait pas pour les terres de la base de Bagotville au Québec? Pourquoi dans l’appel d’offres de la base militaire de Borden, la Défense nationale avait-elle exigé que les PFAS soient éliminés définitivement par traitement thermique, mais qu’elle ne le fasse pas pour les terres de la base de Bagotville au Québec? Comment peut-on être aussi sourd aux inquiétudes naturelles des gens? On ne parle pas ici de jus de citron, on parle des PFAS, qui sont des contaminants éternels et qui peuvent avoir des effets énormes sur la santé! », surenchérit le député de Montcalm.

« Les gens de Mascouche et des environs ont droit à des réponses. Lorsqu’il n’existe pas de normes claires, il ne faut pas faire de l’aveuglement volontaire et il faut appliquer le principe de précaution. Les terres contaminées doivent cesser d’être transportées à Mascouche jusqu’à ce que des normes claires et efficaces soient faites et qu’on exige la décontamination de ces terres. Point à la ligne. Ottawa, la défense nationale et Santé Canada doivent cesser de jouer à la roulette russe avec la santé des gens! » de conclure Patrick Bonin et Luc Thériault.

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