Les contribuables n’ont pas à payer pour Bay du Nord

Repentigny, le 11 mars 2026 –  Le député fédéral de Repentigny et porte-parole en matière d’Environnement pour le Bloc Québécois, Patrick Bonin, persiste et signe : les contribuables n’ont pas à assumer les coûts liés au projet pétrolier Bay du Nord, qui pourraient atteindre près d’un milliard de dollars pour les contribuables. Selon les informations rendues publiques, le gouvernement fédéral payera les redevances associées à ce projet d’exploitation pétrolière en eaux profondes.

« Le projet pétrolier Bay du Nord, au large de Terre-Neuve-et-Labrador, soulève une question simple : pourquoi les contribuables devraient-ils payer pour accroître les profits d’une multinationale pétrolière? L’État parle d’assumer une partie des coûts liés à l’exploitation du gisement par Equinor et BP, alors que l’industrie pétrolière engrange déjà des profits records à l’échelle mondiale », souligne M. Bonin.

Le député rappelle que le Canada doit respecter ses obligations internationales en vertu de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer. Toutefois, il est inacceptable  que le gouvernement fédéral transfère cette facture aux contribuables.

Des risques pour la biodiversité

« Sur le plan environnemental, les enjeux sont tout aussi préoccupants. Le gisement Bay du Nord se situe dans une zone écologiquement sensible de l’Atlantique Nord, à proximité d’aires marines protégées et d’habitats essentiels pour plusieurs espèces marines, notamment des coraux d’eau froide et des mammifères marins », poursuit le député de Repentigny.

Plusieurs analyses environnementales et organisations, dont Environmental Defence, ont déjà soulevé les risques pour la biodiversité liés à ce type d’exploitation extracôtière.

Des priorités difficiles à justifier

Pour Patrick Bonin, la situation met également en lumière un contraste frappant dans les priorités budgétaires du gouvernement fédéral.

« Depuis 2000, le Programme d’intendance de l’habitat pour les espèces en péril a investi 241 millions de dollars dans plus de 3 800 projets à travers le Canada afin de protéger la biodiversité. C’est un effort important, mais qui demeure minuscule lorsqu’on le compare aux sommes que l’État pourrait débourser pour soutenir indirectement un seul projet pétrolier », estime le député.

En résumé :

  • 241 M$ en 25 ans pour protéger les espèces en péril
  • Jusqu’à 1 G$ pour faciliter le projet pétrolier Bay du Nord en eaux profondes

« À l’heure où la crise climatique et celle de la perte de biodiversité s’accélèrent, les choix budgétaires que nous faisons révèlent nos véritables priorités. S’il doit y avoir exploitation, les coûts doivent être assumés par les compagnies qui en tireront profit », conclut Patrick Bonin.

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