Fiascos informatiques: les libéraux bloquent une enquête publique

Ottawa, le 30 mars 2026 Les députés libéraux ont bloqué, la semaine dernière, la tenue d’une enquête publique et indépendante sur les dépassements de coûts des contrats informatiques fédéraux, dont Cúram, Phénix et ArriveCAN. Le député de Repentigny, Patrick Bonin, déplore cette décision et s’engage à porter la voix des Québécois en exigeant des comptes au gouvernement.

« Je déplore que les députés libéraux aient bloqué notre demande d’enquête publique et indépendante. Le rôle des élus est de servir les citoyens, au-delà de toute partisanerie — et cette décision va à l’encontre de ce principe. Plus de 85 000 retraités ont subi des problèmes avec leur pension de vieillesse en raison de Cúram, un système qui a déjà englouti près de cinq milliards de dollars en dépassements de coûts. C’est un signal clair qu’il y a un problème sérieux. Nous allons continuer de porter la voix de celles et ceux qui en subissent les conséquences et exiger des comptes sur la gestion de l’argent des Québécois à Ottawa », affirme le député de Repentigny.

Le vote sur la motion s’est soldé par une rare égalité à la Chambre des communes, opposant 164 voix de l’opposition unanime à 164 voix de députés libéraux rejetant une enquête. Le Président de la Chambre a brisé cette égalité en votant du côté des libéraux. L’élu bloquiste rappelle que l’Assemblée nationale du Québec, réclamait « au gouvernement fédéral de mettre en place une enquête publique et indépendante sur les contrats informatiques fédéraux », dans une motion adoptée le 25 février dernier.

« Il est grand temps que le gouvernement admette qu’en matière de logiciels, il éprouve des problèmes récurrents et qu’il doit prendre les moyens d’y remédier. Phénix était évalué à 309 millions de dollars et a coûté 5,5 milliards; ArriveCAN était évalué à 80 000$ et a coûté 60 millions. Cúram était évalué à 1,75 milliard de dollars, et coûterait 6,6 milliards selon les estimations actuelles.  Et tout ça, c’est sans compter les coûts humains. Il faut que ça cesse : c’est pourquoi nous réclamions cette enquête publique et indépendante et que nous déplorons le rejet des libéraux qui préfèrent mettre le couvercle sur cette affaire plutôt que d’exercer une quelconque transparence et imputabilité. Nous demeurerons motivés à faire la lumière dans cette affaire », conclut Patrick Bonin.

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