Repentigny, le 2 avril 2026 — À la suite du dévoilement par le premier ministre Mark Carney de la nouvelle stratégie fédérale Une force de la nature, le Bloc Québécois accueille favorablement certaines mesures, tout en dénonçant l’absence d’un financement adéquat pour le Québec et le recyclage de mesures déjà annoncées.
Le député de Repentigny et porte-parole du Bloc Québécois en matière d’Environnement et Changements climatiques, Patrick Bonin, souligne que si l’objectif de protéger 30 % des terres et des eaux d’ici 2030 est essentiel, Ottawa doit cesser de faire porter l’effort financier aux provinces, particulièrement au Québec, qui assume déjà une part majeure de la conservation du territoire.
Des engagements nécessaires, mais un financement insuffisant pour le Québec
« Après avoir raté leur objectif de protéger 25 % du territoire d’ici 2025, les libéraux présentent enfin une nouvelle stratégie accompagnée d’un financement que nous réclamions depuis longtemps. Alors qu’Ottawa multiplie les reculs en environnement, l’annonce de nouveaux fonds et l’engagement à protéger 30 % des terres et des eaux constituent un pas dans la bonne direction. Toutefois, plusieurs mesures sont simplement recyclées, sans réelle bonification du financement destiné au Québec et aux provinces, pourtant essentiel pour atteindre l’objectif de 30 % d’ici 2030. Il est primordial que le Québec reçoive enfin sa juste part des milliards annoncés, alors qu’il n’a obtenu qu’un maigre 100 millions de dollars du fédéral pour son Plan nature 2030 », insiste Patrick Bonin.
Le Bloc Québécois rappelle que le Québec est le mieux placé pour protéger son territoire, gérer ses écosystèmes et lutter contre le déclin de la biodiversité.
« Nous demandons donc au gouvernement fédéral d’appuyer financièrement le Québec en bonifiant grandement les sommes prévues à l’Accord sur la nature entre le Canada et le Québec. Le gouvernement fédéral ne possède ni le territoire ni les outils qui lui permettent de protéger la nature. C’est le Québec qui est le mieux placé pour gérer son propre territoire et lutter contre le déclin de la biodiversité », ajoute Patrick Bonin.
Des aires marines protégées menacées par les contradictions du gouvernement fédéral
Bien que certaines mesures concernant les aires marines protégées relèvent de la compétence fédérale et soient accueillies positivement, le Bloc Québécois dénonce les incohérences persistantes du gouvernement libéral.
« Nous rappelons aussi aux libéraux que si nous accueillons positivement les mesures et objectifs pour les aires marines protégées, qui ressort de la compétence fédérale, celles-ci sont aussi menacées par les forages pétroliers – exploratoires et d’exploitation – qui sont promus, soutenus et autorisés par le gouvernement libéral, dont Bay du Nord, créé à même une zone écologique sensible et financé à hauteur d’un milliard par Ottawa. Le Bloc Québécois demande des gestes concrets », conclut Patrick Bonin.
Le Bloc Québécois exhorte le gouvernement fédéral à :
- Respecter les compétences du Québec en matière d’aménagement du territoire et de conservation.
- Bonifier substantiellement les sommes prévues pour le Québec dans le cadre de l’Accord sur la nature.
- Mettre fin aux contradictions entre protection de la biodiversité et promotion de projets pétroliers destructeurs.





