Ottawa, le 19 juin 2026 – Le député de Repentigny et porte-parole du Bloc Québécois en matière d’Environnement et de Changements climatiques, Patrick Bonin, a déposé une plainte officielle auprès du Commissariat aux langues officielles à la suite de la consultation menée par la Commission canadienne de sûreté nucléaire (CCSN) au sujet du démantèlement de la centrale nucléaire Gentilly-1 et la gestion de ses déchets radioactifs.
Le député dénonce le fait que l’essentiel de la documentation technique mise à la disposition du public dans le cadre de cette consultation n’était disponible qu’en anglais, privant ainsi de nombreux citoyens de la possibilité de participer pleinement à un processus qui touche directement leur environnement et leur sécurité.
« On demandait aux Québécois de se prononcer sur le démantèlement d’une centrale nucléaire et sur la gestion de déchets radioactifs alors qu’une grande partie de la documentation technique – soit près de 600 pages – n’était disponible qu’en anglais. C’est un manque de respect envers les citoyens et envers le français », a déclaré Patrick Bonin.
Lors de la période des questions à la Chambre des communes, le gouvernement fédéral a lui-même reconnu que cette situation était « inacceptable » et que les Québécois devaient avoir accès à l’information dans les deux langues officielles.
Pour Patrick Bonin, cet aveu doit maintenant être suivi d’actions concrètes.
« Le gouvernement ne peut pas reconnaître qu’une consultation publique est déficiente et tourner la page comme si de rien n’était. S’il admet que la situation est inacceptable, il doit s’engager à mettre en place des mécanismes garantissant que toute consultation fédérale touchant les Québécois soit menée avec une documentation complète et accessible en français dès le départ. Il doit également corriger la situation dans le dossier Gentilly-1 », a soutenu le député.
Or, malgré cette reconnaissance, Ottawa a refusé de s’engager à demander le prolongement de la consultation, qui prenait fin le 17 juin dernier. Les citoyens n’ont donc pas eu l’occasion d’examiner l’ensemble des documents dans leur langue avant l’échéance du processus.
Dans sa plainte au Commissariat aux langues officielles, Patrick Bonin demande l’ouverture d’une enquête et réclame que la consultation soit prolongée jusqu’à ce que toute la documentation pertinente soit disponible en français et que les citoyens disposent d’un délai raisonnable pour l’étudier.
« Cette situation soulève des enjeux fondamentaux de respect des droits linguistiques, d’accès à l’information et de participation démocratique. Lorsqu’il est question de sécurité nucléaire, de transport de matières radioactives et de protection de l’environnement, les citoyens doivent pouvoir participer de manière éclairée aux décisions qui les concernent », a conclu Patrick Bonin.






