Repentigny, le 17 février 2026 – Réagissant au dévoilement de la Stratégie industrielle de défense d’Ottawa, le député de Repentigny, Patrick Bonin, demande aux libéraux de garantir au Québec la part des contrats qui lui revient dans le cadre de cette nouvelle initiative fédérale.
Selon des données obtenues par le Bloc Québécois en 2024, les libéraux n’ont attribué que 18,79 % des contrats militaires au Québec depuis leur arrivée au pouvoir — une proportion nettement inférieure au poids démographique du Québec et largement en deçà des capacités réelles de son secteur industriel.
« Avec ses industries aérospatiale et navale foisonnantes, le Québec ne pourrait être mieux placé pour recevoir sa juste part des contrats qui découleront de la Stratégie industrielle de défense pour lequel le fédéral compte investir 6,6 milliards de dollars. Or, depuis l’arrivée au pouvoir des libéraux, le Québec est désavantagé en matière de contrats militaires. Il est temps que le gouvernement tienne compte de nos capacités industrielles dans ces secteurs clefs et qu’il les finance en conséquence. Ces nouveaux investissements joueront un rôle capital tant dans le développement des compétences que dans la création d’emploi : il est primordial pour nous que le Québec reçoive la part qui lui revient », a indiqué le député fédéral de Repentigny.
Au cours des dernières années, les libéraux ont trop souvent écarté le Québec lors de l’octroi de grands contrats en matière de défense. Que ce soit pour le remplacement des avions CP-140 — attribué sans appel d’offres aux Boeing P-8A Poseidon plutôt qu’au Global 6500 de Bombardier. Citons également le chantier naval Davie qui a longtemps été boudé par Ottawa pendant que ses concurrents décrochaient des contrats milliardaires. Plus préoccupant encore, tant pour les avions de Boeing que pour le remplacement des CF-18 par les F-35 de Lockheed Martin, les libéraux ont dépensé des milliards chez des firmes américaines sans garantie de retombées industrielles et technologiques.
« Dans les dix dernières années, les libéraux ont eu de multiples occasions de développer une expertise québécoise, pour finalement confier des contrats de plusieurs milliards à des firmes américaines. Nous réclamons une telle stratégie d’approvisionnement depuis longtemps, afin de mettre nos taxes et impôts à l’emploi de nos propres industries. Nous proposions aussi en campagne électorale de privilégier les partenariats internationaux pour les achats militaires, idée maintenant retenue par les libéraux. Le Bloc fait donc une demande claire : préférez l’expertise québécoise à celle américaine, développez notre économie et assurez au Québec la part qui lui revient des imposants contrats à venir », conclut Patrick Bonin.






