Une soirée empreinte d’émotion et d’histoire réunissait plus d’une centaine de personnes au Vieux Palais pour célébrer un moment très touchant: Frans Van Dun, à l’âge admirable de 96 ans et sept mois, signait son dernier ouvrage intitulé Passerelles: récits d’immigrants et d’émigrants. Dans ce livre monumental de 400 pages, il partage ses mémoires, rassemblées sur plus de 40 ans, et tisse un hommage vibrant à sa ville d’adoption, L’Assomption, ainsi qu’aux parcours des immigrants qui y ont trouvé leur racines.
Cette œuvre est bien plus qu’un récit: c’est un témoignage d’amitié, d’amour et de gratitude. Il y raconte le Québec comme une terre accueillante où, « comme étranger, membre d’une minorité audible, j’ai toujours été considéré… comme quelqu’un comme tout le monde », retrouvant ainsi une forme de normalité qui l’a profondément touché. C’est Odette, son épouse québécoise, rencontrée à Bruxelles, qui l’a amené ici… une histoire d’amour qui a donné à sa vie un ancrage, une intimité avec la communauté et un profond attachement à L’Assomption.
Frans est aussi photographe, enseignant, journaliste et fondateur du journal local L’Écrivain public dès 1988, qu’il a créé pour renforcer les liens citoyens autour des mots et des histoires partagées. Son livre inclut des chroniques et articles publiés dans l’Hebdo Rive‑Nord, et ceux de L’Écrivain public — autant de miroirs du vécu local et de ses visages humains .
Le terme « Passerelles » n’a été choisi au hasard: il renvoie à l’image de la nouvelle passerelle piétonnière, mais aussi à celle des liens humains qu’a su bâtir Frans entre les générations, les origines et les cultures.



















