Mobilité de main d’oeuvre: Ottawa en plein chantage financier

Programme de mobilité de la main-d’œuvre :

Repentigny, le 14 janvier 2026 — Le député de Repentigny, Patrick Bonin, dénonce vigoureusement le chantage financier exercé par le gouvernement Carney, qui envisage d’utiliser l’argent des impôts des Québécoises et des Québécois pour imposer des règles pancanadiennes en matière de main-d’œuvre — un champ de compétence pourtant pleinement assumé par le Québec en vertu de l’Entente Canada-Québec sur le développement de la main-d’œuvre.

« Le Québec fait face à des réalités qui lui sont propres en matière de formation et de mobilité de la main-d’œuvre, tant en ce qui concerne la structure de ses marchés et de ses secteurs économiques que la protection de notre langue. Le Québec est le mieux placé pour agir, selon ses priorités et dans le respect de son intérêt national. Qu’Ottawa se permette de remettre en question, de modifier ou de réécrire unilatéralement une entente dûment signée est non seulement inacceptable, mais constitue une atteinte directe aux intérêts des Québécois », s’indigne Patrick Bonin.

L’Entente Canada-Québec sur le développement de la main-d’œuvre permet au Québec de concevoir et de déployer ses propres programmes de formation et d’emploi, en fonction des besoins spécifiques de son économie et de ses travailleuses et travailleurs.

« Chaque année, le gouvernement fédéral transfère près de trois milliards de dollars aux provinces et aux territoires pour la formation de la main-d’œuvre. Il est tout aussi inacceptable qu’Ottawa choisisse de verser des sommes additionnelles aux provinces qui se plient à ses exigences que de pénaliser celles qui refusent de le faire. Dans les deux cas, il s’agit d’un chantage financier envers le Québec, et c’est extrêmement grave », prévient le député bloquiste.

« Quelle est la différence entre promettre de l’argent à ceux qui obéissent et menacer de le retirer à ceux qui refusent ? Il n’y en a aucune. C’est du chantage pur et simple. Nous n’accepterons jamais qu’Ottawa mette un prix sur les compétences du Québec. Voilà ce qu’est réellement le soi-disant pouvoir fédéral de dépenser : un outil pour tenter d’acheter notre autonomie avec notre propre argent », conclut Patrick Bonin.

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