Environnement et souveraineté au cœur des échanges à L’Action nationale

C’est avec beaucoup de fierté que j’ai pris part, à titre de conférencier, à l’assemblée générale annuelle de L’Action nationale, une institution phare qui, depuis plus d’un siècle, alimente la réflexion sur les grands enjeux politiques, sociaux et culturels du Québec à travers ses publications rigoureuses et engagées.

Devant un public attentif et mobilisé, j’ai d’abord dressé un état des lieux de la situation environnementale et climatique. Les constats sont clairs : malgré les engagements internationaux, les émissions de gaz à effet de serre ne diminuent pas au rythme nécessaire pour limiter le réchauffement planétaire. Les impacts, eux, sont déjà bien visibles — multiplication des vagues de chaleur, feux de forêt hors de contrôle, inondations majeures et perte accélérée de biodiversité.

Alors que la communauté scientifique appelle à des réductions rapides et ambitieuses des émissions d’ici 2030 et 2035, les trajectoires actuelles demeurent insuffisantes. Au Canada, la réduction des émissions accuse un retard important par rapport aux autres pays du G7, ce qui soulève des questions sérieuses quant à la volonté politique d’agir à la hauteur des enjeux.

Dans ce contexte, j’ai souhaité mettre en lumière un élément central : le lien indissociable entre environnement et souveraineté. La transition écologique ne se résume pas à une série de mesures techniques. Elle implique des choix de société structurants — en matière d’énergie, de transport, d’aménagement du territoire et de développement économique.

Or, ces choix doivent pouvoir être faits en fonction des réalités, des priorités et des valeurs du Québec. Cela suppose de disposer de l’ensemble des leviers nécessaires pour agir efficacement : fiscalité, réglementation, politiques industrielles, commerce international et planification à long terme.

J’ai également abordé les solutions concrètes qui s’offrent à nous : accélération de l’électrification des transports, investissements massifs dans le transport collectif, soutien aux énergies renouvelables, protection accrue de la biodiversité et transition vers une économie plus sobre en carbone. Le Québec possède déjà plusieurs atouts majeurs pour réussir ce virage — notamment son expertise en hydroélectricité, son tissu industriel innovant et sa capacité à mobiliser autour de projets collectifs.

Enfin, j’ai tenu à souligner le rôle essentiel d’organismes comme L’Action nationale, qui contribuent à nourrir un débat public de qualité et à faire avancer la réflexion sur l’avenir du Québec. Dans un contexte où les défis sont immenses, ces espaces de discussion sont plus nécessaires que jamais.

Les échanges ont été riches, lucides et porteurs d’espoir. Ils témoignent d’une volonté bien réelle de réfléchir collectivement aux moyens de bâtir un avenir à la fois durable, prospère et pleinement assumé.

Parce qu’au fond, la question n’est pas seulement environnementale. Elle est aussi profondément politique : avons-nous les moyens d’agir… et la volonté de le faire?

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