Repentigny, le 10 août 2026 – Le député de Repentigny, Patrick Bonin, demande à Mark Carney de refuser tout nouveau sacrifice au détriment des producteurs et transformateurs laitiers du Québec dans les négociations commerciales avec Washington.
« Les libéraux seraient en voie de trahir de nouveau notre industrie laitière en négociant avec Washington un accès accru aux marchés canadien et québécois pour les producteurs américains. Après les produits laitiers transformés en Europe, ce seraient ceux des États-Unis qui viendraient tasser les fromages et les yogourts québécois et canadiens sur les tablettes de nos supermarchés. Nos producteurs et nos transformateurs ne doivent pas, encore une fois, servir de monnaie d’échange dans les négociations commerciales », a déclaré Patrick Bonin.
« Ce serait un autre sacrifice face à Donald Trump, après les trois reculs historiques en matière de culture, les revenus du pont Gordie-Howe, l’abandon des contre-tarifs et, bientôt, la prétention de forcer les provinces à cesser leur boycott des alcools américains. Mark Carney a promis de protéger la gestion de l’offre. Les Québécois et les Canadiens lui demandent de se tenir debout, mais il ne cesse de capituler sans rien obtenir en retour. Le Bloc Québécois lui demande de respecter sa parole et de s’engager clairement à ne rien céder », a poursuivi le député de Repentigny.
Des sources ont en effet confirmé au Globe and Mail et à La Presse que le Canada aurait accepté une demande de l’administration Trump concernant un changement à la répartition des quotas laitiers sur le marché canadien, une modification qui serait donc imposée par Washington à la réglementation interne du Canada et qui serait nécessairement au bénéfice des producteurs américains. Les Producteurs laitiers du Canada ont vivement dénoncé ce nouveau sacrifice appréhendé de Mark Carney dans une déclaration à La Presse canadienne : « Notre souveraineté alimentaire n’est pas à vendre ».
« Nos producteurs et transformateurs laitiers ont déjà servi au Canada de monnaie d’échange dans ses trois plus grands accords commerciaux : l’ACEUM, l’AECG et le PTPGP. Chaque fois, ce sont les entrepreneurs majoritairement québécois qui ont fait les frais de ces accords au bénéfice d’autres secteurs ailleurs au Canada. Voilà ce qui arrivera encore si Mark Carney concède aux Américains une entrée facilitée à leurs produits laitiers chez nous. Mark Carney a placé l’économie du Québec sur le menu de Donald Trump », a conclu Patric Bonin.






