Lundi, j’ai eu la chance de visiter le Centre de formation en entreprise et récupération CFER Normand Maurice à Victoriaville,. Fondé en 1990, ce centre est un modèle d’éducation alternative, créé par Normand Maurice un homme dont l’héritage continue d’inspirer. Il a ouvert la voie à un réseau de plus de vingt CFER au Québec, un endroit où les jeunes, qui ne souhaitent plus suivre le parcours scolaire traditionnel, peuvent se réinventer et se préparer à un avenir professionnel.
J’ai eu le plaisir de rencontrer Mélissa Fournier, la directrice du centre de formation ainsi que son adjointe Karine Simoneau qui m’ont expliqué avec passion la mission des CFER. Contrairement aux écoles classiques, ici, les élèves ne se contentent pas de suivre des cours : ils sont immergés dans des projets concrets, à la fois sociaux et environnementaux. Chaque jeune est incité à s’intéresser à l’actualité, à comprendre les enjeux mondiaux, et à prendre des responsabilités pour améliorer le monde qui les entoure. Cette approche ne se limite pas à l’apprentissage théorique ; elle leur permet de se rendre utiles dès aujourd’hui.
Ce qui m’a vraiment frappé, c’est la façon dont les CFER placent la récupération et l’économie circulaire au cœur de leur pédagogie. Plutôt que de voir les déchets comme une fatalité, les élèves sont invités à réfléchir à des solutions pour réutiliser, réparer, et transformer les objets. L’objectif n’est pas de remplir les décharges, mais de changer nos habitudes de consommation pour mieux préserver la planète. Le CFER de Victorialle est particulier en ce sens qu’il possède une véritable usine qui lui permet de récupérer et remettre en état le matériel utilisé par Hydro-Québec pour son réseau de distribution de l’électricité en plus de récupérer et donner une deuxième vie au plastique des tubulures utilisées par d’acériculteurs en provenance de plusieurs régions du Québec.
Nous avons eu la chance de visiter l’usine, un lieu fascinant où les élèves mettent en pratique leurs acquis. J’y ai rencontré Daniel, un enseignant qui incarne l’esprit du CFER : une véritable passion pour l’enseignement et une volonté de guider ses élèves vers un avenir plus responsable. Voir cet engagement en action m’a touché profondément. Les jeunes qui fréquentent ce CFER sont non seulement en train d’apprendre un métier, mais ils sont aussi en train de devenir des acteurs du changement, prêts à faire une différence dans leur communauté et dans le monde.
Le CFER Normand Maurice est un bel exemple de ce que l’éducation peut accomplir lorsqu’elle se centre sur l’humain, l’engagement et la préservation de notre environnement.










